Le Handicap

Le Handicap

> On voit apparaître de plus en plus de recommandations pour traiter les personnes handicapées par l’Ostéopathie. Pourquoi ?

L’Ostéopathie ne prétend pas soigner la source du handicap mais aide les personnes à un « mieux vivre » avec. Bien entendu, l'Ostéopathie ne doit pas être envisagée comme unique traitement et doit s'inscrire dans un cadre thérapeutique complet et adapté, faisant appel à tous les professionnels de santé susceptibles d'aider le patient. Je travaille toujours en concertation avec le corps médical, et pour ces patients délicats, encore plus.

 

> Que leur apportez vous ?

Je l’espère, un bien être durable.. ! Mais dans leurs yeux et par le retour de leurs proches, par leur fidélité aussi, je le constate tous les jours. Certains arrivent tendus, stressés, bloqués… Après une indispensable mise en confiance, je travaille à l’amélioration de leur mobilité et leur motricité, à l’apaisement des troubles systémiques (par exemple digestif) ou encore sur la relation aux autres. Et peu à peu, j’aide au relâchement des zones de restriction créées par leur handicap. Je veux surtout les aider à « être vivant » dans leur corps !


 

 

> Très bien mais alors cela concerne t’il toutes les formes de handicap ?

Oui évidemment, toutes les formes de handicap sont concernées, à savoir moteur ou mental. Ce n’est pas la même approche évidemment mais dans tous les cas, je suis face à des personnes qui « souffrent » et ont besoin d’une prise en charge physique, psychique et/ou émotionnelle. Elles ont besoin de compensations « naturelles » aux désordres occasionnées par leur handicap et de retrouver un meilleur confort de vie. Et en fonction du besoin, et du diagnostic que j’opère, j’ai à ma disposition de nombreuses techniques ostéopathiques comme les techniques fonctionnelles, fasciales, viscérales ou encore crâniennes. 

 

> Et adulte aussi bien qu’enfant ?

Bien sûr ! Je me suis beaucoup intéressée aux enfants, en créant une association au Pays Basque regroupant des Ostéopathes bénévoles et par la mise en place d’un dispensaire leur étant destiné (COPB pour en savoir plus). Car j’ai pu constater qu’en intervenant chez les enfants, leur corps se développe plus harmonieusement et cela permet de prévenir les troubles futurs. L’enfant se développe au maximum ses capacités.

Cependant dans mon cabinet, je m’adresse aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Car à toutes les étapes du développement et tout au long de la vie, je peux les soulager, les accompagner, leur apporter cette attention et de ce confort dont ils ont tant besoin.

 

> Pourriez vous précisez comment vous aidez les personnes atteintes de handicap moteur ?

Le travail ne se joue pas sur le handicap, mais sur toutes les zones « en surchauffe » ou « mises de coté ». En les mobilisant doucement, je les aide à regagner de l’aisance, autant que possible bien sûr. Cette mobilité facilite les échanges nerveux et nutritionnels au niveau des tissus du corps. De cette manière, nous pouvons modifier une posture « toute en tension ».

Chez un paraplégique par ex, le haut du corps est très sollicité. L’aider, c’est le libérer de ses verrous articulaires et tissulaires, c’est relancer le système circulatoire et aussi retrouver un système de compensation qui respecte le plus possible le corps. Ainsi on apporte au patient un mieux être, on lui redonne de l’énergie et on limite sa gène.

Et c’est sans compter les actions que je peux aussi mener sur certains troubles viscéraux tels que constipations ou ballonnements, favorisés par l'absence de mouvement.

 

> Et pour le handicap mental ?

Là encore, j’utilise différentes approches en fonction de l’état du patient et de ses besoins et me situe souvent sur le coté sensoriel, avec des techniques manuelles douces et adaptées. Car ils n’ont pas tous les mêmes difficultés : troubles de l’attention, trouble envahissant du développement (T.E.D.), hyperactivité jusqu’à l’autisme et anomalie génétique…Je commence donc toujours par étudier le patient pour le comprendre car là encore, le corps met en place des compensations lui permettant d'assurer au mieux ses fonctions mais créant aussi des dysfonctionnements et des tensions.  

Travailler sur le corps, aura de grandes répercussions sur la nervosité, la digestion ou encore le sommeil. Ce n’est pas négligeable pour ces personnes prenant déjà beaucoup de médicaments.

 

Réalisé par Agence Bam - ©Agence Bam / ©Céline Benoist

Ce site n'a pas pour vocation de remplacer une consultation ostéopathique.